Je transforme vos idées en pixels
In: Madagascar
26 nov 2009Cet article a pour objet de donner une première aperçu de l’offre Internet et Web de Madagascar.
Il présente une liste de sites permettant d’accéder à des informations plus détaillées sur le web malgache et sera prochainement completé par des articles thématiques.
Handicapé par le manque d’infrastructure (local), le web malgache se caractérise par une nette distinction entre les activités locales (internautes malgaches), la diaspora -principalement installée en France et dans les pays francophones- et des professionnels oeuvrant dans le domaine de la délocalisation (offshore, sous-traitance).
In: Conception Web
26 nov 2009La conception web -web design, qui n’est pas à confondre avec la seule création graphique ( graphisme, infographie)- consiste en la création d’interface web, c’est-à-dire l’expression web d’une idée ou d’un concept quelconque : architecture des données et services, organisation des pages et navigation, éléments d’interaction avec l’utilisateur, présentation des services et informations, etc.
La conception web a pour objet de produire des spécifications techniques (cahiers des charges, plan/calendrier de réalisation), maquettes -statiques ou interactives- qui permettent la mise en oeuvre des autres étapes du projet web : réalisation, mise en ligne, production, promotion. La conception web est une étape cruciale dans la mesure où elle conditionne l’échec ou le succès de tout le projet.
Pour atteindre ses objectifs, la conception web doit être une démarche permanente, itérative et participative, tenir compte de l’environnement externe et interne au projet ainsi que des contraintes, objectifs ou particularités de l’organisme propriétaire.
La mise en place d’un environnement et d’une politique formelle de conception permet aux initiateurs de projet web de réduire les coûts liés aux développement, production ou promotion du site, notamment par la disponibilité de cahier des charges précis, d’un calendrier de réalisation détaillée ou encore d’un référentiel détaillé quant à l’évaluation des résultats et retombées du projet.
L’importance des moyens affectés à la conception web doit néanmoins tenir compte des moyens globaux affectés au projet, de la taille humaine du chantier (nombre de participants au projet) ou encore de l’expérience des participants au projet. Toutefois, la démarche doit être systématique et organisée afin d’atteindre des résultats optimaux, faciliter l’amélioration et le contrôle qualitative du projet.
Le modèle de conception -universel- permet de répondre successivement aux questions suivantes : QUOI ? COMMENT ? SOUS QUELLE FORME ?
La première question permet, d’une part, de recenser la nature exacte des données et services proposés par le site, et d’autre part, de déterminer l’organisation et les relations entre ces données et services. Ces trois composants -données, services, relations- permettent, du point de vue de l’utilisateur final, d’identifier l’offre globale du site web.
Les éléments ainsi identifiés doivent correspondre à des concepts et éléments de connaissance de l’utilisateur final dans le monde réel, ses expériences web passées ou encore ses capacités intellectuelles.
Le second volet de la conception web concerne la manière dont l’utilisateur final (humain ou machine) accède aux données et utilise les services : système de navigation et de lecture, outils d’édition et de manipulation, utilisabilité et accessibilité des pages, assistance et aide fourni à l’utilisateur. Ce système d’interaction tient plus particulièrement son importance du fait que c’est le premier élément concret du site qui permet à l’utilisateur final d’en découvrir la nature.
Le dernier volet, et non des moindres car il représente la partie « visuelle » du site, consiste en la présentation des données et services à l’utilisateur.
Tenant compte à la fois de contraintes techniques (nature du média, formats des données) et artistiques, la présentation visuelle met en oeuvre plusieurs domaines techniques dont : la mise en page, les styles, le graphisme et la rédaction web.
L’interdépendance entre ces différents aspects de la conception web tient essentiellement du fait que l’immersion de l’utilisateur dans le projet est inversée par rapport à celle des concepteur : le visuel, par sa nature même, est le premier élément apprécié, l’interaction est ensuite testée et apprivoisée, et enfin, le concept global est maîtrisé.
En conclusion, on peut confirmer le fait que la conception web doit obligatoirement être une démarche mettant l’utilisateur final au centre des préoccupations, tout en tenant compte des objectifs propres au projet. Elle exige une équipe ou une connaissance multidisciplinaire : veille et gestion des connaissances, programmation informatique, graphisme, capacité rédactionnelle, gestion de projet … ainsi qu’un composant qui fait le plus souvent la différence en apportant une touche humaine, créative et personnelle au projet : le sens artistique.
In: Web
24 nov 2009Premier article du blog : je pense qu’apporter une explication, une de plus, sur le terme qui risque de se répéter le plus souvent dans les articles de ce blog ne peut-être que bénéfique pour mes lecteurs : le web ( World Wide Web).
Le web, appelé aussi Internet par abus de langage, n’en est pourtant qu’une des applications. Les autres applications d’Internet – courrier électronique, messagerie instantanée, téléphonie sur IP, Usenet, etc.- ont été « masqué » par la facilité d’utilisation du web ainsi que son adaptabilité. D’ailleurs, les services alternatifs ou complémentaires proposés sur le web, par rapport aux autres applications, ont fait de ce dernier la principale utilisation d’Internet.
Le premier site web, diffusé au grand public et mis en ligne en 1991, a fait de son inventeur Tim Berners-Lee, le premier « web designer » et « webmaster ». Le monde découvrait alors une révolution dans le monde informatique : les liens hypertextes. En moins de 20 ans, Internet – dont le web- a confirmé sa place primordiale dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication. D’ailleurs, les principales évolutions ont été, empruntant une pratique issue du monde informatique, nettement individualisées : web 1.0, web 2.0 et web 3.0.
Considéré, et utilisé, à tort et à regrets, comme uniquement une source d’information inépuisable, les premières problématiques du web ont été ainsi concentrées sur les différents aspects d’un système d’information : la publication, la recherche et la consultation d’informations.
De la résolution des questions relatives à la publication, notamment en termes d’infrastructures et de technologie, a émergé un phénomène de surinformation -causé par la disponibilité en nombre croissante, à des coûts très réduits, d’outils de publication dont l’utilisation a été de plus en plus « libre » et aisée. Ce phénomène a, d’une part, accentué les problèmes relatifs à la recherche d’informations, et d’autre part, a permis le développement d’une quantité d’information inaccessibles au grand public ou dont l’accès a été réservée à une partie des internautes disposant de connaissance avancée en matière de recherche d’information : le web profond ( ou caché).
La recherche d’information a été marquée par l’existence de 2 conceptions fondamentalement opposées : une approche humaine basée sur une évaluation et une présentation manuelle des sources informations ( annuaires, listes, liens utiles, etc.) et une approche informatique ( algorithmique ou automatisée) dont le succès s’est ensuite imposée, au vu de l’évolution exponentielle de la taille des données disponibles sur le web.
L’acquisition et le développement d’avantages technologiques en matière de recherche d’information a d’ailleurs permis la création du plus important acteur socio-économique du web : Google.
La consultation, et la présentation, de l’information sur le web a été pendant plusieurs années le champ de bataille primaire des postulants-géants du web, notamment par l’intermédiaire des navigateurs (browsers) web où chaque acteur a tenter d’imposer ses propres formats et options d’affichage.
L’intérêt des internautes a finalement pu prendre le dessus et a contribué ainsi à l’imposition des standards web.
La gestion de la surinformation, le web profond, la domination quasi-monopolistique de Google dans la recherche en ligne ainsi que le respect des standards web ont été les premiers éléments de décors planté en arrière-plan de la scène du web qui entra alors dans sa première grande (r)évolution : le web de la communication.
Découverts, compris et maitrîsés par les acteurs majeurs du web, le potentiel « Communication » du web a été à l’origine de changements profonds quant à l’utilisation du web. Toutes les attentions ont été alors concentrées sur l’utilisateur qui fût placé au centre, ou aux extrémités, de tous les autres composants du web. L’utilisation du web en tant qu’outil de communication concerne 3 aspects : la communication humain-humain, humain-machine et machine-machine.
La nature humaine de la communication ( la nature communicative de l’homme) a démontré le besoin d’installer, au dessus du réseau informatique qu’est Internet, un réseau basé sur les relations humaines. Le web est ainsi devenu un espace où chaque internaute pouvait rencontrer et communiquer avec d’autres personnes (communication humain-humain), pour ne plus se limiter à l’information.
L’utilisation du web (communication humain-machine) a su relever tous les défis d’omniprésence (ubiquité) prôné par les principaux acteurs du web : n’importe qui, n’importe où et avec n’importe quel matériel (ou logiciel). L’expérience utilisateur, voulu plus utile et bénéfique, a été enrichi pour prendre en compte tous les sens humain : la vue, l’ouïe, le toucher ainsi que la parole ( Interface Riche).
L’extension et l’imposition des standards web aux communications machine-machine ont permis le développement et l’harmonisation de ces dernières (services web, api, OpenSocial, etc) et ont contribué au renforcement des autres formes de communication.
Les premières applications et solutions web basées sur les relations humaines (Réseaux et utilitaires sociaux) fûrent leurs apparitions sans toutefois ébranler la domination de l’approche informatique quant à la recherche d’information. En effet, le partage d’informations a été facilitée, ce qui a été source de complication en matière de recherche, ou plus précisément, en terme de « pertinence ».
Par ailleurs, la « sur-communication » humaine sur le web a laissé apparaître de nouveaux besoins en termes de sécurité et de confiance.
Définitivement installée comme première technologie d’information (1.0) et de communication (2.0), le web se concentre aujourd’hui sur le premier besoin (fondamental) de ses utilisateurs : la connaissance.
Le web de la connaissance met plus largement l’accent, non pas sur les flux d’information ( trop vaste) ni les réseaux (humains, informatiques) qui les supportent, mais sur le savoir, l’expertise, la créativité, l’innovation et la connaissance.
La connaissance -définie comme la capacité d’une personne ou d’une organisation à rechercher, collecter, organiser, synthétiser multiples sources d’informations afin d’en dégager un sens- ne peut-être dissociée de la notion de « sémantique », liée aux sens des mots, et plus généralement de toutes autres ressources disponibles sur le web (images, vidéos, sons, services).
Sur le plan individuel, la gestion de la connaissance est un processus permanent de construction, capitalisation et de mise à jour tenant compte d’un système personnel de représentation (Sémantique relative) et la disparité des besoins et caractéristiques de chaque personne (utilisation, capacités intellectuelles, systèmes de valeurs). Les applications web 3.0 devront donc ainsi répondre à ce besoin, notamment en proposant des outils intégrés, comme ce qui semble être la tendance actuellement.
Sur le plan collectif, c’est-à-dire au niveau du web, la gestion de la connaissance comporte deux volets principaux : la détermination et l’attribution de « sens » aux ressources disponibles, notamment à travers des processus humains ou semi-automatisés, et la transformation du web en un « média universel d’échange de données sémantisées » par la généralisation des standards comme XML, RDF, OWL, SPARQL.
La révolution 3.0 nous fera assister à diverses tendances ou phénomènes dont : la multiplication des outils d’information, de communication et de gestion de connaissance intégrés, des processus de sémantisation individuels et collectifs, ou encore la vulgarisation des standards et interfaces liés à la sémantique.
Et enfin, dans une vision plus prospective, après le web de la connaissance … serait-ce le tour du web de l’ action ( Web 4.0) ?
Je suis RAKOTONIAINA Onjanirina, webdesigner – spécialisé dans la conception web ( Web design)- et éditeur de onjanirina.com. Je vis à Madagascar. Ce blog est une compilation de ressources et d’opinions sur ce que je sais, je fais ou vais faire sur le web pendant les prochaines années.
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